L'union Lion-Vierge ☀️🌻 ➡️ en ce 15 Août, Poursuivons ces légendes… — ARTOS — TG.ME

🌻☀️L'union Lion-Vierge ☀️🌻

➡️ en ce 15 Août, Poursuivons ces légendes attribuées a Lugh, en ce mois d'Elembuios, le mois d'août celtique.

- L’union du Lion et de la Vierge renvoie à des légendes celtiques où un jeune héros surmonte son dégoût pour embrasser une vieille femme décrépite. Celle-ci se transforme alors en jeune femme resplendissante : elle est la Terre-Mère (l’Irlande dans les versions irlandaises) et lui prédit qu’il sera roi.

La Déesse-Mère apparaît comme une vieille femme au moment de la moisson, fin d’un cycle agraire. Avec la récolte, la vie se retire de la surface du sol ; la déesse du blé meurt. La terre redevient ensuite vierge, prête pour un nouveau cycle. Lors du vannage, la déesse monte au ciel (d’où la proximité de la constellation de la Vierge et de l’Épi). Au ciel, elle s’unit au dieu céleste Taranis, poursuivant le cycle éternel des saisons. Auparavant, elle s’était unie à Cernunnos (monde souterrain, enfouissement de la semence) puis à Esus (monde terrestre, floraison).

Incapables d’éradiquer ces mythes, les chrétiens les ont repris avec l’Assomption de la Vierge Marie. La fête du 15 août est légèrement décalée par rapport à la fête païenne, comme Noël par rapport au solstice ou l’Épiphanie par rapport à Imbolc.

Par analogie avec le mariage royal et la hiérogamie du ciel et de la terre, la Lugnasad servait aussi de moment de mariages celtiques, concluant les unions temporaires scellées à Beltaine.

Lug apparaît comme le plus éminent des dieux, presque un roi des dieux. Dernier venu des Tuatha Dé Danann, il remplace le Dagda vieillissant et livre la seconde bataille de Mag Tured contre les Fomoriens. Il incarne l’ensemble de la fonction guerrière (du simple guerrier au roi et au champion). Lorsque Nuada, privé de son bras droit, ne peut plus régner, Lug le remplace d’abord sur le champ de bataille, puis organise sa guérison (prothèse d’argent, puis regreffage par Dian Cécht).

Père de Cúchulainn, Lug se conduit lui-même en héros. Il le remplace même lors d’un combat sur le gué. Dans la bataille de Mag Tured, son apparition suspend les combats : les guerriers sont éblouis par ce « second soleil ». D’une pierre de fronde, il crève l’œil unique de Balor, l’anti-soleil fomorien. Les textes le décrivent comme « le lion rapide et coléreux, Lugh au long bras », au visage aussi brillant que le soleil d’un jour d’été sec. Les Fomoriens croient même voir le soleil se lever à l’ouest.

Le qualificatif « à la longue main » évoque sa lance, à la fois arme et rayon de lumière. Lug agit à distance (fronde, lance), prolongeant le bras bien au-delà de ses limites physiologiques. Son art de guerrier rejoint celui de l’artisan.

Sur le plan solaire, le soleil prend différents noms selon les saisons : le vieux soleil Dagda devient Oengus/Maponos au solstice d’hiver, Belen à Beltaine, puis Lug à la Lugnasad, expression plus mûre et plus spirituelle de l’influence solaire. Belen agit sur le monde matériel (chaleur, thermalisme) ; Lug complète et élève cette action.

Lug est aussi l’Artisan par excellence, le Multiple Artiste, le Grand Polytechnicien : doué pour tous les arts et talents. Il rejoint le symbolisme d’Hermès et de Thot, bien plus complexe que le Mercure romain. En gaélique, « dana » signifie artisan, comme si tout artiste réalisait l’union de Lug et de Dana.

Dans l’interprétation gallo-romaine, Mercure, très populaire en Gaule, dissimulait en réalité la personnalité spirituelle d’Hermès. Les Gaulois ont « habillé » leurs dieux du manteau de Mercure.

De nombreux toponymes conservent le nom de Lug : Lyon (Lugdunum), où se tenait l’assemblée des tribus gauloises à la Lugnasad ; Montluçon (Mont Lucellos) ; d’autres lieux portent encore des traces de son assimilation à Mercure (Mont Mercure, Mercurey…). Au Puy de Dôme, le dieu local Dômias fut appelé Lug par les Celtes et Mercure par les Romains avant de retrouver son nom d’origine.

Bouyer/Manquat
Revue Druidique des Gaules
N°51
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August 15, 2026 938 12