Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
La fausse liberté !
La manipulation des concepts généraux qui flattent les passions des âmes constitue non seulement un champ de bataille ardu face aux impératifs de la foi, mais elle s'avère également être un exutoire pour tout adepte d'un mal — qu'il soit d'ordre religieux ou profane — lui permettant de donner libre cours aux penchants de son âme, sans conditions ni restrictions, sur le plan conceptuel et idéologique, à défaut de pouvoir s'y abandonner pleinement dans la réalité factuelle.
En d’autres termes, le système de la liberté occidentale impose en vérité à l’individu des restrictions et des obligations substantielles qui débutent par les prélèvements fiscaux sur ses biens, s’étendent aux contraintes liées à son vêtement religieux, et culminent avec les frontières dictées par la liberté d'autrui.
Ceci s'ajoute, de toute évidence, aux facilités offertes à tout criminel pour assouvir ses bas instincts de manière immorale, jouissant ainsi d'une liberté bestiale favorisée par ce courant de pensée et par l'arsenal juridique conçu pour le servir.
Même les instances de législation ou de contrôle se trouvent bridées par des lois suprêmes qui imposent des principes inféodés au mal et à ses partisans, décrétant une égalité selon leur propre prisme et prônant une liberté qui, bien qu'absolue dans la rhétorique, demeure sévèrement circonscrite par la pratique légale.
C'est ainsi que le consommateur de stupéfiants est érigé en victime innocente, tandis que la figure du criminel est exclusivement attribuée au trafiquant. De surcroît, pour poursuivre ce trafiquant et établir sa culpabilité, les procédures judiciaires requises sont telles qu'au moins les trois quarts d'entre eux parviennent généralement à s'y soustraire. Les autorités occidentales se voient alors contraintes de recourir à des méthodes opaques ou extrajudiciaires pour confondre les suspects — allant parfois jusqu'à les cibler par des frappes militaires. Nous revoici donc au point zéro concernant la légitimité de l'autorité, son monopole de la force publique et son exécution dans l'espace urbain, illustrant la tentative perpétuelle de maintenir les leviers du droit et son application entre les mains d'un pouvoir centralisé.
Dès lors, l'obtention d'une autorisation préalable devient impérative pour les manifestations, au même titre que la délimitation de leurs itinéraires et l'encadrement des agissements des organisateurs. Par la suite, à la moindre manifestation de violence avérée, l'autorité engage des poursuites et procède à l'interpellation des manifestants sortis du cadre de la loi et des limites du permis accordé.
Le jeu des rapports de force dans l’application de la loi oscille et balance ainsi en permanence entre la pression de la rue, les impératifs politiques et les institutions. Cette contradiction exacerbée s'enracine au cœur des États démocratiques, alors que les États communistes jouissent d'une stabilité relative en comparaison, doublée d'un sentiment de liberté accru pour leurs peuples face aux opportunités de gain matériel et d'embellie économique.
À l'inverse, les États démocratiques occidentaux, confrontés à une certaine précarité économique des foyers, voient poindre des germes de sédition et de ressentiment. Une telle conjoncture permet à la gauche — qui instrumentalise les aspirations à la dignité, à la révolte et à la liberté du peuple — de s'élever vers les hautes sphères de l'influence et de la prise de décision.
Porté par la victoire écrasante de l'Occident lors de la Guerre Mondiale et par l'essor fulgurant de sa puissance industrielle, militaire et économique, l'ascendant politique occidental s'est massifié et a dicté son modèle, et il continue de le faire. En effet, les fondements et le cœur même de cette hégémonie et de cette puissance demeurent profondément ancrés en dépit des mutations patentes qui ont fait surface.