#ConseilHijra | {Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.}
Il fut un temps où beaucoup de personnes envisageaient la hijra vers l’Algérie avant tout pour le bienfait religieux qu’elles y trouvaient.
Elles étaient heureuses de voir les mosquées remplies, de rencontrer des frères et sœurs attachés à la Sounnah, de trouver de nombreuses assises de science, de pouvoir assister aux cours des mashaykh et de pratiquer leur religion avec davantage de sérénité.
Puis les réseaux sociaux ont changé beaucoup de choses.
En quelques années, nous avons été exposés quotidiennement à des images de la vie mondaine aux quatre coins du monde : gratte-ciels impressionnants, logements haut standing, immenses centres commerciaux, voitures luxueuses, restaurants, loisirs...
À force de regarder cette vie à travers nos écrans, certains ont fini par la désirer également pour eux-mêmes.
Et même parmi ceux qui avaient fait hijra pour préserver leur religion, certains ont commencé à comparer :
« Pourquoi n’avons-nous pas ceci en Algérie ? Pourquoi pas cela ? Pourquoi notre ville n’est-elle pas comme telle ou telle ville ? »
Pourtant, nous avons été avertis à maintes reprises : On nous rappelait de profiter des défauts apparents de ce pays avant qu’ils ne disparaissent, car certains de ces défauts étaient justement ce qui permettait de préserver le dîne : moins de tentations, moins de distractions, moins de lieux de perdition, davantage de facilité pour fréquenter les mosquées et les gens de bien.
Et il faut comprendre une chose : le développement mondain d’un pays n’a jamais pour objectif de faciliter la pratique de la religion. Lorsqu’un pays se développe économiquement et matériellement, ce n’est pas dans le but de permettre aux musulmans de mieux étudier leur religion, de remplir davantage les mosquées ou de donner aux mashaykh davantage de possibilités d’enseigner.
La dounia vient avec ses avantages, mais elle apporte surtout ses tentations et ses épreuves.
Et nous commençons aujourd’hui à constater certaines choses de nos propres yeux.
L’Algérie se développe progressivement sur le plan matériel. Et parallèlement, combien d’assises de science sont délaissées ? Combien de temps consacrons-nous à parler de la Dounia : des logements, des voitures, des restaurants, des sorties, des projets, des quartiers et des activités ?
Même lorsqu’une personne envisage la hijra, que demande-t-elle parfois en premier ?
« Quelles sont les activités ? »
« Quels sont les meilleurs endroits ? »
« Où sont les beaux quartiers ? »
« Quels sont les centres commerciaux ? »
« Est-ce qu’il y a ceci ? Est-ce qu’il y a cela ? »
Et où sont passées les questions sur les mosquées, les assises de science, les gens de Sounnah et la possibilité de préserver son dîne ?
Pendant ce temps, les fitan se développent elles aussi. Qui aurait ainsi pu imaginer, il y a quelques années, voir certains lieux en Algérie accueillir des spectacles et des concerts avec une foule considérable, des hommes et des femmes mélangés, des gens chantant et dansant comme la photo ci-dessus ?
Ce que certains considéraient autrefois comme des « défauts » du pays et dont ils se plaignaient parfois était aussi, sous certains aspects, une protection contre ce genre de fitan.
De ce fait, quand parfois nous voyons les défauts qu'il peut y avoir en Algérie, il faut que nous nous disions qu'il se peut que ce soient en réalité de grands bienfaits pour nous, notamment car les gens du fasad préfèrent alors se rendre vers d'autres destinations. Alors que quand tout se développe, ils sont les premiers à se présenter.
Il se peut que nous regrettions alors la disparition de ces choses que nous considérions comme des défauts. Sauf si notre cœur meurt et tend vers les passions...
Qu'Allah préserve l'Algérie dans la foi et l'obéissance et améliore la situation vers ce qu'Il aime et agrée
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🔸 T.me/Medinadz