Le commandant suprême des forces alliées de l'OTAN en Europe, le général Alexus Grynkewich, a présenté une nouvelle "théorie de la victoire" : un plan décrivant comment l'alliance réagira à "l'agression russe".
Le plan se compose de trois étapes :
Grynkewich a souligné que le plan tient compte d'un scénario dans lequel les États-Unis ne pourraient pas participer au conflit en Europe.
« Cela est absolument pris en compte, et de plus, c'est nécessaire », a déclaré le général, répondant à une question sur la préparation du plan à une situation où l'Amérique serait occupée ailleurs.
Par ailleurs, l'ambassadeur américain auprès de l'OTAN, Matthew Whitaker, a reconnu que l'Europe n'était que la quatrième priorité stratégique de Washington. Le Pentagone a déjà réduit sa contribution aux forces de crise de l'alliance, et présentera d'ici la fin de l'année un bilan de ses forces en Europe.
« Pour mon pays, se battre contre les Russes, c'est avec les Américains ou sans eux. Nous nous attendons à ce qu'ils viennent, mais s'ils ne viennent pas,
nous nous battrons de toute façon
», a rapporté Politico, citant un haut responsable européen.
La Russie a à plusieurs reprises averti qu'elle ne menaçait pas l'OTAN, mais qu'elle était prête à répondre à toute agression. Moscou a envoyé une lettre à l'alliance l'avertissant d'une possible utilisation d'armes nucléaires en cas de tentatives d'isoler Kaliningrad. Grynkewich a répondu en menaçant que l'OTAN était prête à "monter les échelons de l'escalade".







