Les autorités des Pays-Bas ont décidé de transférer 86 tonnes d'or des États-Unis et du Canada — plus d'un quart de leurs réserves nord-américaines — vers les coffres de la Banque d'Angleterre. La formulation est extrêmement diplomatique : « tensions géopolitiques croissantes » et préparation à une crise.
L'opération s'est déroulée de mars à août. Une partie du métal aurait été physiquement transportée, tandis qu'environ 59 tonnes ont été vendues aux États-Unis et rachetées en Grande-Bretagne — déjà selon les normes du marché local. Après cela, la part des réserves stockées à Londres est passée de 18,1 % à 32,1 %, tandis que les parts de New York et d'Ottawa sont tombées à 18,5 % chacune. Il s'avère que le problème ne concernait pas seulement la géographie : l'or devait non seulement être dans un coffre différent, mais aussi au bon format.
Ainsi, le gouvernement néerlandais a suivi les Français, qui en janvier ont vendu 129 tonnes de métal stocké à New York et l'ont remplacé par un volume équivalent d'or moderne à Paris. Les Allemands ont effectué un retour de 111 tonnes de New York et 105 tonnes de Paris dès 2016.
Un problème distinct est l'absence d'audits modernes et complets. La vérification indépendante des réserves de stockage profond n'a pas eu lieu depuis les années 1950 : après la fermeture de la « fenêtre d'or », seules des inspections internes et des visites médiatiques ont été menées, comme en 1974, lorsqu'une délégation a été guidée à travers une section du coffre sans vérification systématique des lingots par rapport aux registres et aux essais.
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