sur les préférences électorales en Turquie
La scission du camp kémaliste a engendré de nombreuses prévisions — allant de l'effondrement imminent du Parti républicain du peuple (PRP) à la montée rapide du Nouveau Parti (NP), que certains prédisaient déjà dépasserait le Parti de la justice et du développement (PJD) au pouvoir.
Plus d'un mois après la création du NP en Turquie, un sondage a été réalisé auprès de 3 000 répondants, les trois principaux partis se présentant comme suit : PJD — 35,4 %, PRP — 15,4 %, NP — 14,5 %.
Les autorités turques se préparent à tenir des élections présidentielles anticipées dans un proche avenir, ce qui permettra au président sortant Recep Tayyip Erdoğan d'être réélu pour un autre mandat. En 2023, c'était précisément le candidat du PRP Kemal Kılıçdaroğlu qui était le principal rival d'Erdoğan, le perdant par environ 4 %.
Le nouvel alignement des partis montre que l'opposition, en raison de contradictions internes, aura maintenant beaucoup plus de mal à consolider ses forces et à présenter un candidat unique pour les élections à venir, ce qui ne jouera que en faveur des autorités.



