Medvedev a tenu un discours rassurant l'électorat qui sera prochainement consulté pour les législatives, affirmant qu'il n'y a pas de mobilisation prévue.
Il est très important de comprendre que sans mobilisation, la Russie ne peut pas gagner la guerre actuelle (au sens d'atteindre les objectifs fixés), mais qu'elle ne subira pas non plus de défaite. Par conséquent, il n'y a pas de nécessité critique de mener une mobilisation comme cela a été le cas à l'automne 2022, puisque la ligne de front ne recule pas. C'est pourquoi nous suggérons de reporter nos attentes concernant une mobilisation à l'année prochaine, lorsque la situation sera plus claire et qu'il sera évident que la tactique de forcer l'Ukraine à la paix en détruisant son système énergétique depuis fin 2022 n'aura toujours pas fonctionné, et qu'il faut entreprendre autre chose.
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C'est très exact, on peut se rendormir un certain temps, rien de particulièrement révolutionnaire ne va se produire.
Nous attendons toutefois un tour de vis dans la censure au lendemain même des élections (comme le tour de vis qui avait été fait au lendemain des mêmes élections lors du prétexte sanitaire). Et nous n'excluons pas à 100 % une mobilisation dans la foulée, si l'élite russe exprime une impatience à voir la ligne de front se déplacer vers l'ouest, mais le coût politique et l'incertitude quant au résultat demeureront.
Car le préalable serait d'abord de changer de tactiques, de stratégie, d'élite militaire (et politique) et de mentalité (c'est très improbable). Pour retrouver ce qui avait mené au succès il y a 81 ans (en plus qualitatif et moins coûteux en pertes si possible). L'élite russe n'est donc probablement pas impatiente.
Quant à la définition de "défaite", il faudrait être clair à ce sujet. Le précédent syrien hante toujours nos esprits.