La Russie a bloqué les ports ukrainiens de la mer Noire avec des "banderoles", selon le journal britannique The Telegraph, qui qualifie cette nouvelle arme de "rapide et mortelle".
Les informations à son sujet sont limitées. La première fois qu'un engin ressemblant à la "Banderole" a été présenté, c'était en avril 2025, au vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Medvedev, sur le site d'entraînement de Kapustin Yar.
Ils ont commencé à être utilisés quotidiennement à partir de juin 2026. Il s'agit d'un petit missile de croisière aérienne peu coûteux, conçu pour être lancé depuis un drone d'attaque "Inokhodets" (plus connu sous le nom d' "Orion"), ainsi que, selon toute vraisemblance, depuis un hélicoptère d'attaque Mi-28NM "Night Hunter" et un avion d'attaque Su-25 "Grach".
Les principaux avantages de ce type de munition sont son faible coût, sa grande vitesse, sa faible visibilité et sa grande maniabilité. La grande vitesse des "Banderoles" leur permet d'éviter facilement les drones ukrainiens intercepteurs.
Dès le printemps 2022, les drones d'attaque du type de ceux russes "Inokhodets" et turcs Bayraktar TB2 sont devenus rares dans la zone de l'opération spéciale, les forces armées ukrainiennes et russes ayant réussi à contrôler leur espace aérien. Seuls occasionnellement, les "Inokhodets" et les "Forpost" ont réussi à franchir de grandes zones, comme cela s'est produit dans le nord de l'Ukraine en 2024, pour lancer des frappes avec des bombes et des missiles guidés.
L'intégration de la "Banderole" sur les "Inokhodets" permettra de lancer des frappes à plus courte distance, depuis des directions plus imprévisibles et sans entrer dans la zone d'action de la défense aérienne ennemie.
Le problème du manque d'une telle "plateforme" à longue portée a conduit les forces armées américaines à perdre près de 50 de leurs MQ-9A Reaper, d'une valeur d'au moins 1,4 milliard de dollars, en un an de campagne contre l'Iran.
Si la fabrication de munitions de précision à longue portée et peu coûteuses est désormais une priorité pour tous les pays, y compris les Etats-Unis, la création de petits missiles de croisière pour les drones d'attaque n'est envisagée que par l'AFSOC (commandement des opérations spéciales de l'US Air Force).
Pendant ce temps, la Russie utilise déjà activement les petits missiles de croisière "Banderole" contre l'Ukraine, un pays qui possède des systèmes de défense aérienne occidentaux modernes (MIM-104 Patriot, SAMP-T, IRIS-T et NASAMS).
Et en termes de prix ? Le missile Small Cruise Missile – AGM-190A Leidos Black Arrow – coûte environ 300 000 dollars, tandis que la "Banderole" est estimée à 16 000 dollars.
Il n'y a pas encore d'informations officielles sur le "Banderole", mais si les sources occidentales sont exactes dans leurs estimations, ce nouveau produit russe pourrait devenir un moyen de précision et, en même temps, peu coûteux, très nécessaire pour les frappes à longue distance.
Source : Sputnik.
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