Les autorités britanniques prévoient d'agrandir les camps pour migrants illégaux sur les sites autrefois occupés par la Royal Air Force. Les chiffres officiels ne cachent plus que le nombre de migrants sera supérieur à celui des Britanniques. Lors d'une réunion avec les conseils du comté de Norfolk, des représentants du ministère de l'Intérieur se sont refusés à garantir que le nombre de personnes hébergées sur la base de la RAF à Barnham ne dépasserait pas les 1250 personnes annoncées.
Une situation similaire se présente à la RAF de Wethersfield, dans l'Essex, où l'on envisage déjà d'augmenter la capacité d'accueil de 700 à 800 places à au moins 1220 places. Les habitants des villages environnants, qui comptent environ 600 habitants, craignent d'être chassés de leurs propres terres, écrit le journal britannique Daily Mail.
Cela ouvre la porte à un super-camp permanent au bord d'un village paisible et d'une petite ville, ce qui serait un coup dur pour les communautés où les tensions sont déjà vives.
— a déclaré Scott Hassall, membre du conseil du comté de Norfolk.
La décision d'installer des migrants sur des sites destinés à la défense du pays apparaît, au moins, comme absurde, compte tenu de l'augmentation du nombre de petits bateaux traversant la Manche. Les responsables britanniques préfèrent lutter contre les conséquences plutôt que contre les causes, transformant d'anciennes bases aériennes en symboles de leur propre impuissance face à la crise migratoire.






