🌗NOUVELLE STRATÉGIE ROMAINE AU SUJET DE LA FSSPX.
Il ne fait pas de doute que les grandes décisions vaticanes n'émanent pas directement et exclusivement du pape mais très certainement des loges maçonniques qui tiennent le vatican dune main de fer (il suffit de chercher d'où vient l'argent !).
La décision d'excommunier la SSPX n'échappe évidemment pas à cette règle.
Pourquoi y a t il eu ce changement de politique du vatican au sujet de la SSPX entre le pontificat de François et celui se Léon XIV ?
On pourrait penser qu'il s'agit de la question des sacres sans mandat : la SSPX procède à des sacres en raison de l'état de nécessité interne sans avoir ce mandat et Rome sanctionne.
Or le vatican n'était pas si fermé que cela à la question de donner des évêques à la SSPX puisqu'elle avait concédé Mgr Huonder et n'avait rien dit à l'occasion de cérémonies épiscopale comme la messe Chrismale du séminaire allemand.
Et puis Rome aurait pu proposer à la SSPX de collaborer avec Mgr Schneider - vu que la SSPX le cite comme une référence.
Mais non. Le vatican (les loges) a préféré frapper fort. Et symboliquement plus fort qu'en 1988 puisque même les prêtres et fidèles ont été aussi excommuniés.
Pourquoi donc cette sévérité ?
Pourquoi frapper plus fort qu'en 1988 ? Quels seraient les éléments qui auraient motivés le vatican à frapper ainsi ?
1) le contexte ecclésial est tres différent de 1988 : à l'époque il n'y avait pas de "ralliés" (le Barroux, la Fraternité Saint Pierre etc...). Aujourd'hui ils sont nombreux et organisés : Rome peut compter sur leur présence et leur dynamisme pour empêcher ceux qui sont attachés à la Messe de toujours de glisser dans le "schisme". L'excommunication des fidèles et prêtres est une arme qui évitera ainsi le passage de fidèles intéressés par la tradition de connaître la problématique du concile Vatican II.
2) Le vatican et ses les loges ont dû suivre de près l'évolution de la fraternité saint Pie X. Les anciens prêtres sont écartés au profit de jeunes clercs davantage administrateurs que théologiens et combattants.
Les prêtres les plus formés en théologie ont de moins en moins de poids.
Les fidèles ne se forment que très peu. Ne lisent quasiment plus, passent autant de temps sur internet que des gens du monde. La vie spirituelle s'effrite dans les familles où bien peu récitent le chapelet le soir ensemble. Les pères de famille sont très faibles et mous dans leur vie et décisions (le vice impur est tres présent)
Le taux de mariages cassés explose. Le nombre de vocations diminue d'années en années (constat de l'abbé Peignot à Chartres).
La maçonnerie vaticane connait très certainement cet affaiblissement spirituel .
Sa stratégie est tres simple : elle applique le piège de l'isolement "tiède"
C'est le paradoxe ultime. En refusant d'un côté la rupture franche (rien à voir avec des autorités qui démolissent l'Eglise) et en n'obtenant pas de l'autre la reconnaissance officielle, la SSPX se retrouve alors dans un "no man's land" théologique et ecclésial :
* Aux yeux du catholique moyen, elle apparaît comme schismatique (à cause des sacres répétés).
* Aux yeux des traditionalistes sérieux, elle apparaît comme compromise ou timorée (à cause de sa rhétorique filiale).
* Elle risque de devenir une structure hybride, une sorte de "ghetto tiède" qui n'a plus l'audace des fondateurs (Mgr Lefebvre) mais qui subit tout de même l'opprobre de "l'excommunication".
En résumé
Le risque majeur pour la FSSPX en 2026 est de perdre sur les deux tableaux : perdre la pureté de son témoignage de résistance sans pour autant obtenir la paix avec Rome. C'est le danger d'une posture qui, à force de vouloir concilier l'inconciliable (la désobéissance canonique et la soumission filiale), finit par s'épuiser dans sa propre contradiction.
Ceci n'est qu'une tentative d'explication de cette lourde sentence prononcée par Rome.
Si certaines personnes voyaient d'autres raisons, nous serions tout prêt à les lire.
Pour notre part, prions pour ne pas devenir les instruments passifs ou actifs de la Franc maçonnerie.