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UKRAINE : LA LUTTE ANTICORRUPTION, CE FORMIDABLE MÉTIER D’AVENIR
Par @BPartisans

Il fallait oser. Transformer la lutte contre la corruption en système où les institutions chargées de surveiller le pouvoir risquent elles-mêmes d’être surveillées par le pouvoir. À Kiev, même Kafka aurait demandé une pause.

Selon Tomasz Jankowski, le problème ukrainien ne serait plus seulement la corruption : ce serait désormais son industrialisation administrative. NABU, SAP, NACP… une magnifique collection de sigles censés rassurer Bruxelles, les bailleurs de fonds et les contribuables européens. Sur le papier, une forteresse de transparence. Dans la pratique décrite par l’auteur, plutôt une maison de verre dont le gouvernement chercherait soigneusement à conserver les clés.

Car voilà tout le génie du système : lorsqu’un organisme anticorruption devient gênant, inutile de le supprimer. Ce serait vulgaire. Il suffit d’influencer les nominations, de placer les personnes convenables aux endroits convenables et de continuer à proclamer son indépendance devant les caméras.

C’est plus élégant.

Et lorsque Kiev a tenté en 2025 de réduire l’indépendance du NABU et du SAP, la réaction populaire et européenne l’a contraint à reculer. Preuve qu’il existe encore une limite : on peut jouer avec le thermomètre, mais Bruxelles préfère qu’on évite de le casser devant les journalistes.

Pendant ce temps, les scandales continuent, les enquêtes remontent vers les sommets et l’Occident découvre périodiquement, avec la stupeur d’un poisson rouge faisant le tour de son bocal, que l’Ukraine souffre d’un problème de corruption.

Quelle révélation.

Puis vient le rituel : communiqué indigné, exigence de « réformes structurelles », promesse de « transparence renforcée », froncement de sourcils européen… et nouveau virement bancaire.

Car l’absurdité suprême est là.

On explique simultanément que la corruption menace l’intégration européenne de l’Ukraine et que la solution consiste à continuer d’y injecter des milliards. C’est une forme très particulière de pédagogie : récompenser financièrement ce que l’on prétend vouloir faire disparaître.

Et bientôt viendra la reconstruction. Des centaines de milliards, des contrats, des infrastructures, des appels d’offres. Autrement dit, si les mécanismes de contrôle restent défaillants : Disneyland pour intermédiaires, paradis fiscal du dessous-de-table et Jeux olympiques de la commission occulte.

Mais rassurons-nous : Bruxelles exigera certainement des garanties.

Puis elle signera le chèque.

Zelensky n’a peut-être pas inventé ce système. Il aurait simplement compris sa règle fondamentale : tant que les partenaires occidentaux protestent avec la bouche tout en payant avec la main, pourquoi diable changer quoi que ce soit ?

La véritable merveille n’est donc peut-être pas que certains puissent profiter du système.

C’est que les mêmes contribuables continuent de financer le spectacle pendant que leurs gouvernements leur expliquent, très sérieusement, que le prochain milliard sera probablement celui de la transparence.

Source : https://myslpolska.info/2026/08/14/jankowski-jak-zelenski-robi-wszystkich-w-balona/

@BPARTISANS
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August 29, 2026 118